L’indispensable accéleration de l’innovation

 

Les 3 prochaines années s’annoncent cruciales pour les entreprises qui souhaitent tirer leur épingle du jeu et devenir des leaders dans un monde irremédiablement digital. Déjà cette année on remarque que plusieurs grandes entreprises (hors TI) sont devenues des accélérateurs d’innovations. Des capitaux sont massivement mobiliser non plus pour réagir aux perturbations technologiques, mais bien pour les provoquer et prendre la tête dans la course aux innovations. Les changements technologiques s’accélèrent et il devient difficile de prévoir ce à quoi ressemblera le marché dans 3 ans et d’anticiper les adaptations qui seront entreprises dans les différentes industries. Quelques grandes tendances ressortent toute de même.

6 TENDANCES DOMINANTES 

Dans son dernier rapport Accenture identifiait 6 des tendances technologiques auquel l’ensembles des secteurs industriels devraient être soumis d’ici 2018.

  • L’arrivée de la réalité augmentée 
  • L’émergence des entreprises-projets
  • Le développement des chaînes logistiques de données
  • L’intégration des procédés d’impression 3D
  • L’expansion du marché des applications
  • Le développement de la résilience structurelle

Si les grandes orientations semblent bien tracées, il reste que plusieurs incertitudes demeurent, notamment en ce qui concernent les impacts réels de ces tendances sur le marché. Par exemple, il est difficile de savoir à quel point les imprimantes 3D permettront de démocratiser la production à court ou moyen terme. Il a fallu plus d’une dizaine d’année avant qu’internet et les médias sociaux transforment l’industrie. Peut-on penser que d’ici 5 ans il sera possible à chacun de produire l’essentiel des biens de consommation à la maison.  La marge entre l’industrie manuficaturière et celle des services s’amincie en même temps qu’un transfert de valeur semble s’effectuer vers la production d’objets issus de la réalité augmentée. Il ne fait aucun doute que le potentiel de croissance se trouvent maintenant au niveau de la créativité des entreprises elles-mêmes et plus particulièrement dans la vision des équipes de direction et des gestionnaires d’innovations.

6 APPROCHES GAGNANTES

Les transformations qui s’amènent vont réduire davantage les distances avec les clients. Les adaptations sont envisagées surtout dans la façon d’entrer en relation et d’en apprendre sur les consommateurs. Les modèles d’affaires, les produits et services vont subir aussi de profondements changements. Le management de l’innovation devient par le fait même indispensable au niveau marketing.

Malgré cela, un rapport récent du Harvard Business Review fait voir qu’à peine 20% des gestionnaires en innovation sont considérés comment des partenaires de confiances et 16% comme des forces de changements par les conseils de direction. Aussi, selon ce rapport les entreprises font l’usage d’accélérateurs d’innovations et partagent entre elle au moins 6 caractéristiques communes:

  • Une équipe de direction engagée dans le développement d’innovation technologiques.
  • Valoriser la vitesse sur la perfection avec un minimum de bureaucratie  dans la gestion des innovations. 
  • Favoriser la diversité des points de vues, des expériences, ainsi que la fluidité des collaborations et l’auto-gestion. 
  • Impliquer de manière significative les gestionnaires en innovations au niveau stratégique.
  • Intégrer les départements de TI dans la planification d’innovation. 
  • Investir et récompenser davantage pour l’innovation.

Les études suggèrent que les organisations engagées envers l’innovation en TI ont plus de chance de réussir à s’adapter dans les domaines clés, à comprendre leur clients et à développer de nouveaux modèles d’affaires, produits et services. On peut penser à la commercialisation d’initiatives internes en TI. Les gestionnaires en innovation ont un mandat clair parmi l’équipe de direction: Innover dans un monde en profond changement. Ils seront appeler à faire le design d’organisations ouvertes, agiles, orientées vers le client et créatrice de nouvelles valeurs.

L’avenir s’annonce prometteur pour des entreprises comme red hat, leader mondial dans la gestion d’innovation et la promotion de technologies open source. Pour terminer voici 4 façons de repenser le rôle des gestionnaires d’innovation selon the enterprisers project.

 

 

 

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La chasse aux gazelles est-elle bonne pour l’économie ?

La plupart des études démontrent depuis plusieurs années, la part considérable de la contribution des gazelles, ces jeunes entreprises présentant un croissance annuelle de plus de 20%, dans les économies nationales. L’intérêt des États pour le phénomène de la forte croissance est perceptible depuis une bonne dizaine d’années. De nombreuses études ont d’ailleurs été commandées au cours des dernières années par l’OCDE pour tenter d’en déceler les principaux facteurs ( innovations, internationalisation, exportation, etc.)

Seulement, ces entreprises convoitées par les gouvernements ne représentent qu’une petite fraction de la population entrepreneuriale, entre 2% et 4%. Cette faible proportition serait expliquée par le manque d’ambition des entrepreneurs à l’égard de la croissance. Il est vrai que la croissance entraîne généralement une phase de transition qui peut être particulièrement éprouvant surtout si l’on n’est seul, que l’on souffre d’un manque de leadership  ou que l’on ne possède pas déjà de solides compétences en management pour entamer et maintenir le processus de croissance. Aussi, une panoplie de mesures et programmes axés sur l’internationalisation et l’innovation ont été mis en place, suivant tantôt des modèles mettant l’accent sur le financement en échange d’équité, tantôt par le soutien technique aux entreprises.

L’enjeu étant pour les gouvernements de sélectionner les gazelles qui présentent un potentiel de croissance prometteur en vue de faire parti du club sélecte des entreprises qui recevront un traitement de faveur (financement, service conseil, formation). L’annonce du programme québécois des 300 gazelles en février dernier s’inscrit dans cette démarche.

Des politiques exclusives nuieraient à la confiance 

Malgré le rôle majeur des gazelles pour favoriser la croissance économique, rien n’indique que les sommes considérables qui seront investies auprès de ces entreprises se matérialiseront par la création d’emplois de qualité. Peu de programmes ciblant cette classe d’entreprise est parvenu jusqu’à maintenant à démontrer sans équivoque sont efficacité à engendrer des « fleurons nationaux ». Par contre, plusieurs études mettent en garde les gouvernements tout d’abord contre des politiques spécifiques qui pourraient avoir pour effet de créer un sentiment d’injustice au sein des milieux d’affaire et affecter la confiance et la collaboration au sein des écosystèmes. Mais aussi, contre la tendance à internaliser les services expert et à reléguer le privé à un rôle de second plan. Cette approche est perçue comme susceptible de diminuer l’intérêt des entreprises de consultations à investir et à contribuer à dynamiser ces écosystèmes.

Une vision holistique basée sur le développement des écosystèmes entrepreneuriaux 

Il reste qu’avec le déploiement de politiques spécifiques comme celle des 300 gazelles, l’un des principaux enjeux reste celui de la cohérence et de la coordination entre les différents programmes gouvernementaux à l’égard des PME. Pour stimuler la croissance des entreprises sur le long terme, ceux-ci devraient miser sur la responsabilisation de tous les acteurs des écosystèmes entrepreneuriaux à prendre en charge le développement de leurs écosystèmes entrepreneuriaux à l’instar des mittelstands en Allemagne.

Si l’on peut se questionner sur les finalités écologiques d’une logique économique basée sur la croissance, il reste tout de même que la proportion importante de ces entreprises se trouvent dans l’économie verte et font la promotion de valeur écologique dans la conquête de nouveaux marché. Aussi, l’institutionalisation d’une culture de croissance, si elle venait qu’à prendre forme, ne devrait pas uniquement reposer sur le développement de l’expertise, du leadership et de l’ambition des entrepreneurs, mais aussi miser sur leur responsabilité sociale à l’échelle locale et internationale en suivant par exemple le principe des 3 bottom lines introduit par Elkington au début des années 90: profit, people, planet.